Chimère

La vie est la source de toutes les souffrances.

Aulnes – 10 mars 2019

La vie est la source de toutes les souffrances, de toutes les misères. Sans vie, pas de souffrances. L’enfantement est donc la source de tous les crimes, il condamne au décès, il est la source des guerres, des angoisses, des maladies, de la folie, des amputations, des accidents, des détresses, de la barbarie, de l’esclavage, des viols, de l’exploitation, de la prédation, de la domination, des illusions, des famines, des épidémies, des catastrophes, des guerres, des animaux massacrés, etc., etc..

Comment faire abstraction de cette masse innombrable, d’hier, d’aujourd’hui, de demain, d’humains, enfants, femmes et hommes, mutilés, décapités, éventrés, écartelés, brûlés, décervelés, étripés, émasculés, excisés, déchiquetés, abandonnés, affamés, assoiffés, arthriteux, asphyxiés, torturés, noyés, accidentés, explosés, asservis, esclaves, amputés, abusés, violés, cancéreux, malades, dupés, prostitués, fous, végétatifs, violentés, paralysés, exploités, angoissés, déprimés, schizophrènes, fatigués, désabusés, prédatés, broyés, harcelés, dominés, rabaissés, ravagés, estropiés, désespérés, suicidés, tués, pendus, électrocutés, souffreteux, faibles, incarcérés, trompés, éviscérés, énucléés, aveugles, délaissés, sourds, muets, boiteux, frappés, dépenaillés, égarés, paranoïaques, miséreux, défenestrés, pommés, difformes, bancales, clochards, éreintés, tabassés, apeurés, faméliques, ensevelis, soumis, anxieux, effrayés, dépressifs, endeuillés, éreintés, rejetés, embrigadés, emprisonnés, estropiés, laids, vieux, etc., etc..
La vie est une malédiction fatale, un cauchemar éveillé. Enfanter c’est enfanter la souffrance.

Les cerveaux agités et manipulés par leurs productions hormonales et leurs croyances commettent cet acte sur la personne d’autrui, sans son consentement, par contrainte et par surprise, en toute bonne conscience et en toute inconscience. Dans la béatitude de leur toute-puissance.
Le hurlement des nourrissons, lorsqu’ils naissent, est symbolique de leur désir de vivre.

Rien est important, ni la personne qui lit ce texte, ni le pays dans lequel elle vit, ni la terre, ni l’univers. Seule la souffrance a de l’importance, elle est intolérable et ne pourra disparaître qu’à l’extinction du vivant. La vie est inutile.

Évidemment, le dire est un coup d’épée dans l’eau. La vanité générée par les cerveaux humains les pousse à croire qu’ils sont élus et sont indispensables à l’univers, l’agitation hormonale des femelles humaines leur donne le désir irréfrénable d’enfanter et les mâles ont le prétentieux désir de perpétuer leurs inestimables gênes et faire perdurer leurs croyances et leur nom.

Il faudra donc attendre, au pire, 600 millions d’années, pour que le niveau de chaleur émise par le Soleil grille définitivement la vie sur terre.

En attendant, sous le joug de ces souffrances, tous ces cerveaux livrés à eux-mêmes fantasmagorisent, s’égarent, se révoltent, se soumettent.

Il n’est évidemment pas possible d’incriminer les humains, soit sur la fatalité d’enfanter, soit sur leur désir d’enfants, soit sur le commerce autour des mères porteuses et demain des bébés éprouvette. La majorité des cerveaux humains n’ont pas les codes culturels pour prendre conscience de ce qu’ils imposent aux futurs humains. Les hormones impulsent leurs désirs, la doxa formate leurs cerveaux.

Tout est bon pour tenter d’oublier.

Certains humains se disent émerveillés, mais l’émerveillement naît de l’ignorance. Le bonheur affiché de certains humains est toujours fantasmé.
Faire croire qu’on est heureux, c’est faire envie. Se faire envier donne l’impression d’exister et assoie un certain pouvoir sur les autres.
Si les cerveaux humains étaient mille fois plus performants, tout ce qu’ils croient étonnant leur paraîtrait d’une banalité extrême. Tout le vivant s’est construit à la va-comme-je-te-pousse, par empilement, au fil des circonstances.
Les humains recherchent frénétiquement un bonheur entraperçu qu’ils ne trouveront pas.

« Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités de la vie » Flaubert, Corresp.,1847, p. 55.

Comment se nourrit le désir d’enfant ?

Quelques réflexions émises par les uns et les autres :

Léguer un patrimoine, un savoir, un nom, un savoir-faire, un pouvoir. Se perpétuer dans une descendance. Espérer pouvoir échapper à la solitude.
La naissance d’un enfant peut être la concrétisation d’un désir, le besoin de combler un manque, un accident par manque de précaution.

Enfanter pour être enfin aimé. L’enfant est souvent investi, inconsciemment, d’une mission de réparation, pour combler des manques.

Pour certains, l’enfant s’inscrit dans un projet de vie et un sentiment de réussite.
Pouvoir donner de l’amour et s’offrir une descendance.

Le désir de maternité est lié à l’instinct de reproduction. Comme tout mammifère, les humains sont programmés pour se reproduire. Les humains sont imprégnés de leur modèle parental. Ils procréent par mimétisme. Enfanter peut répondre à une soif d’immortalité. Pour beaucoup, le désir d’enfant est simplement hormonal.

Pour certaines, l’enfant sera leur phallus, symbole du pénis qu’elles n’auront jamais.
Elles en veulent un à tout prix, éprouvent un grand sentiment de vide, un manque et pensent qu’un enfant va le combler.

Pour encore beaucoup de communautés, le destin des femmes est d’enfanter.
Socialement, il est normal d’éprouver ce désir et il est bien vu de l’afficher.

La grossesse est un événement public, offert, imposé, mise en scène. Les clichés de grossesses radieuses, désirées, revendiquées donnent à montrer un accomplissement. L’enfant doit être l’ultime désir et le centre du monde.

La famille et les normes sociales pèsent sur la décision.

La fillette s’identifie très tôt à sa mère ou plutôt à la fonction de mère par mimétisme avec une envie de maternité latente.

Certaines femmes, parfois très jeunes, manifestent une envie irrépressible d’enfant. Elles ont envie d’être enceintes sans pour autant désirer un enfant, ou bien elles veulent un enfant pour elle-même, pour colmater une brèche. La conception d’un enfant peut être une manière de satisfaire un désir purement narcissique. Ces femmes pensent qu’elles existeront que lorsqu’elles seront mères. Le statut social passe par le statut maternel pour des raisons qui sont inscrites dans l’histoire de leur environnement.

Certaines femmes qui ont comblé leur désir de procréation par de nombreuses maternités rêvent toujours de l’enfant suivant, le désir d’enfant étant insatiable.

La ménopause est parfois aussi vécue douloureusement, car ces femmes sont obligées de renoncer définitivement à l’enfant. Elles perdent leur pouvoir.

Ce qui est désiré, ce n’est pas un enfant, c’est le désir d’enfant.

La maternité comme un besoin primaire prenant sa source dans les pulsions reproductives de la femme, c’est l’aspect le plus convoité de l’idéal féminin.

La maternité précoce peut devenir un mode de passage vers l’âge adulte qu’empruntent quantité de jeunes filles ayant de la difficulté à trouver la voie vers l’entrée dans la société et l’accès à la condition adulte.

Faire un enfant, pour donner l’amour qu’on aurait tant aimé recevoir, est aussi une tentative de réparation. Le risque est d’instrumentaliser l’enfant et d’en faire un enfant médicament.

Le désir d’enfant est un mélange complexe de désir, de besoin de donner de l’amour, de transmission, de lutte contre sa propre fin, d’un manque. Aussi l’enfantement n’assouvit rien.

La rivalité de la fille avec la mère ne naît pas de l’amour pour le père, mais de l’envie à l’égard de la mère qui est propriétaire à la fois du père et du pénis.

Le père occupe souvent une place marginale. Il n’est qu’un simple instrument de conception pour la mère. Le désir d’enfant est dissocié de la relation avec le partenaire.
Le père ou plutôt ce à quoi il est réduit, n’est qu’une possession de la mère.

Certaines femmes invoquent davantage la notion de besoin que celle de désir d’enfant. Elles manifestent une exigence sociale à engendrer.

Maintenir un lien de transmission et de solidarité avec le lignage, pallier une grande pauvreté familiale, ou procurer une main-d’œuvre en travail domestique.

L’obligation d’engendrement est formulée par les hommes, en termes d’héritage à assurer, de virilité à sauvegarder, comme preuve d’une réussite sociale.
Pour certains hommes ce qui compte, c’est d’assumer la fonction sociale de père.

La conscience de la vie échappe complètement ou partiellement à ceux qui la transmettent.

L’enfant est toujours un objet.

Faire un enfant pour soi-même et non pour lui.

Le désir d’enfant ne répond qu’à des raisons étrangères à celui qui va naître.

Enfanter est malheureusement commis en toute innocence et en toute bonne foi.

L’enfantement se fait dans le dos de celui qui naît, il est ressenti comme un viol insupportable et il se doit d’être accepter avec le sourire.

Améliorer le sort des humains ?

Comme le désir d’enfant est majoritairement irrépressible, serait-il possible d’améliorer le sort des humains ?

On nous dit qu’il faut trois terres pour que l’humanité ait le niveau de vie des Français et cinq pour avoir le niveau de vie des Américains.
On peut considérer le niveau de vie des Français comme corrects.

Fin 2018, nous en sommes à 7 milliards 600 millions d’habitants.
Il serait donc nécessaire de diviser la population mondiale par trois pour avoir une empreinte d’une terre, soit 2 milliards 550 millions. Si nous projetons la population à 3 milliards 500 millions, il nous faut 1,37 terre. Dans cette perspective, il faudra encore faire un effort énorme pour regagner un gros tiers de terre afin d’arriver à l’équilibre.

Les humains doivent prendre conscience qu’ils doivent revenir à une population de 3 milliards et demi d’habitants, pour que tous les humains puissent vivre correctement.

Un trop grand nombre d’humains détruit l’environnement, car il faut qu’ils se nourrissent et qu’ils construisent leurs habitats et leurs centres de production, activités qui détruisent les jardins de la terre en détruisant les sols, en déforestant, en polluant l’air et l’eau, en déréglant le climat, ne laissant plus de place à la diversité animale et végétale.

Pour la France, il est nécessaire de revenir à 50 millions d’habitants.
Des cerveaux crétinisés nous dissent que la France est un désert et qu’il faut la peupler de 200 millions d’habitants, bonjour le carnage par le bétonnage des terres agricoles et de l’industrialisation à outrance de l’agriculture pour nourrir tout le monde. Ce jardin qu’est la France sera irrémédiablement détruit.

Nous devons au contraire développer une agriculture cent pour cent bio et pour cela il nous faut des terres en bonne santé et en quantité suffisante d’où la nécessité de maintenir la population à cinquante millions d’habitants.

Les cerveaux crétinisés nous rebattent les oreilles avec le paiement des retraites, il faut augmenter la population pour payer les retraites, mais cette argumentation est ridicule, on sait pertinemment qu’il y aura de moins en moins de travail suite à la robotisation rapide et massive des activités et que la seule solution est d’instituer une TVA sociale en attendant de réviser totalement le rôle de l’argent dans nos nouvelles sociétés.

Il faut se demander d’où ces gens parlent, par quelles croyances leurs cerveaux sont formatés, quels sont les intérêts qu’ils défendent et au service de quels groupes.

Les propositions des écologistes sont totalement idéalistes et utopiques, leurs solutions sont totalement irréalistes, leurs bonnes intentions ne suffisent pas, leurs solutions sont indigentes par rapport aux besoins, elles n’apporteront que des améliorations minimes.
La seule solution véritablement efficace est la diminution drastique et rapide de la pression démographique. Tant que l’on n’aura pas réduit la population mondiale à 3 milliards et demi d’humains, il n’y aura pas de solution écologique.

Évidemment, ce constat n’est pas partagé par la grande majorité des humains.
Leurs productions d’hormones rendent leurs cerveaux trop imbus d’eux même.

Devant le déni de réalité généralisé des cerveaux et la tyrannie des émotions, c’est-à-dire de leurs productions d’hormones, rien ne sera entrepris dans ce sens. La souffrance tous azimuts a donc de beaux jours devant elle, et les bisous-nounours pourront continuer à faire reluire leurs belles âmes sans se soucier des dégâts collatéraux considérables qu’ils provoquent en toute bonne inconscience.

Pourtant, un enfant en moins est un lot de souffrances en moins.

Et que dire de la souffrance animale ?

La seule façon de réduire la souffrance animale est de réduire les besoins en viande, et la façon la plus radicale de réduire les besoins en viande est de réduire l’humanité. En divisant l’humanité par deux on réduit la souffrance animale de moitié.

Que faire ?

Faire reculer l’âge de la procréation, diffuser largement en priorité les contraceptions féminines et masculines, faciliter l’avortement, faire des campagnes d’information, développer les plannings familiaux, mettre en place des activités qui relèvent le niveau de connaissances des populations.

Améliorer le niveau de vie plutôt que le nombre d’habitants, donner une éducation de très haut niveau aux enfants et adolescents.

Pour les déshérités en particulier, l’amélioration de leur niveau de vie passe par un nombre d’enfants réduit.

Limiter le nombre d’enfants par femme à un pendant deux ou trois générations suivant les besoins, puis à deux après être parvenu à l’équilibre.
Suppression des allocations familiales si elles existent et impôt supplémentaire au-delà d’un ou deux enfants suivant les populations arrivées ou pas à l’équilibre.

La chine – La politique dénataliste

Les Chinois sont au deux tiers du 20e siècle, bien que dépositaire d’une immense culture, dans un état de sous-développement.
Les Chinois comprennent que pour pouvoir avoir un essor économique ils doivent adopter une politique dé-nataliste afin de favoriser la formation des individus.
L’idéologie de la famille est ancestrale comme dans la plupart des pays sous-développés.
Les enfants sont faits pour assurer les ressources familiales dés le plus jeune âge et assurer les vieux jours des parents. Les familles sont donc nombreuses. Les Chinois ne peuvent pas envisager une évolution progressive sur un siècle et demi à l’occidentale, ils n’ont plus le temps. Leur culture confucianiste, même si elle a été occultée pendant la révolution culturelle, est toujours présente dans le formatage des cerveaux. Elle assure le respect de la hiérarchie. La Chine peut donc mettre en place une politique de l’enfant unique de façon autoritaire et contraignante, même si elle est très mal acceptée, surtout dans les campagnes où l’on a besoin de bras.

Le résultat est radical.

La population de la Chine en 1950 est de 556 millions, en 1985 de 1,074 milliard et en 2019 de 1,420 milliard. Sur une même période de 35 ans, ils sont passés de 93 % à 32 % d’augmentation.

Le gouvernement a développé une politique de limitation des naissances pour réduire la croissance de la population jugée trop rapide pour un bon développement du pays.
Son indice de fécondité enregistre en 1962 son plus haut niveau avec 7,6 enfants par femme.

La mise en place de la politique démographique à partir de 1970 fait fortement chuter la fécondité chinoise entre 1970 et 1978, passant de 5,75 à 2,75 enfants par femme.
La mise en place de l’enfant unique à partir de 1979 jusqu’en 2015 consolide la chute et stabilise la fécondité chinoise. Depuis 2015, la natalité est fixée à deux enfants par femme.
Fin 2018, son taux de natalité est de 1,1 %

La Chine a fait en 35 ans ce que l’occident a fait en 150 ans.

Le niveau culturel ancestral des Chinois multiplié par une meilleure formation des individus dû à l’enfant unique déclenche l’explosion économique que nous connaissons.

La Chine a rattrapé son retard économique en 40 ans.

L’Afrique – La politique des bisous-nounours encouragée par les affairistes.

Les soins prodigués de façon soudaine aux populations africaines à coups de médicaments et de vaccins et la réduction des famines entraînent la baisse fulgurante de la mortalité et provoquent une croissance puissante et exponentielle de la démographie.

Dans la majorité des pays, plus la mortalité infantile est contrôlée, plus la fécondité est faible. Mais dans certains pays sous-développés, cette mécanique ne fonctionne pas, parce que les mentalités ne changent pas.

L’Afrique avait 150 millions d’habitants en 1930, 230 millions en 1960, 1 milliard en 2015, en 2018 elle en a 1 milliard 300 millions.
Dans l’incapacité de gérer leurs pays par manque, entre autres, de classe moyenne, ces populations s’agglutinent dans des mégalopoles bidonvilles ou fuient leurs pays pour se faire assister par des pays qu’elles supposent en capacité de le faire, transplantant leur misère, leurs croyances et leurs structures sociales. Mais les pays convoités, sommés d’accepter sous le dictât des bisous-nounours, risquent, par manque de ressources et par abandon des codes culturels qui ont fait leur prospérité, de se retrouver exsangues. Les populations seront donc poussées, par manque à nouveau de ressources, à immigrer ailleurs. Mais où ? L’enfer est pavé de bonnes intentions.

En Afrique, auparavant, le nombre d’humains était régulé par la limitation des ressources et par les maladies. Les bisous-nounours ont augmenté la quantité de ressources alimentaires disponibles, et prodigué les soins nécessaires à l’éradication des maladies. Cela a permis d’initier un développement très rapide de la natalité, le manque de ressources alimentaires ne constituant plus un frein à la prolifération des enfants.

Le piège s’est refermé derrière eux. Dès lors que le mouvement a été lancé, plus rien ne peut l’arrêter. Plus le nombre d’humains augmente, plus le nombre de bouches à nourrir est élevé et moins il devient possible de revenir en arrière. Afin d’assouvir les besoins en protéines, on massacre les animaux de toutes espèces et on dévaste le végétal. Cette évolution permet de maintenir plus d’humains en vie, mais dans des conditions de vie bien pires.

Les interventions coloniales, que ce soit dans le domaine de la santé ou pour réduire les famines ont eu pour effet la réduction des taux de mortalité sans être modulées par une politique de contrôle démographique et un développement permettant aux populations d’acquérir une indépendance économique et de pouvoir se cultiver. Le tout aggravé par les politiques indigentes des régimes postcoloniaux.

Dans la grande majorité des pays et des sociétés, le désir d’enfants est toujours puissant et l’image de la famille nombreuse valorisée. L’Afrique rurale et pauvre demeure toujours très nataliste.
Une Africaine sur deux a son premier enfant avant 20 ans.

Résultat, depuis le début des années 1960, c’est-à-dire la période de décolonisation, on assiste à une forte augmentation des flux migratoires de l’Afrique subsaharienne vers les pays développés.

Les dégâts collatéraux des politiques d’aide des bisous-nounours occidentaux envers les pays sous-développés sont une catastrophe pour l’humanité, la faune et la flore.

Les pays développés

Les pays développés sont sortis du sous-développement d’une façon graduelle.
Au 19e siècle, la bourgeoisie occidentale retarde les mariages afin que les jeunes acquièrent une indépendance économique avant de fonder une famille et d’avoir des enfants, les enfants sont moins nombreux afin d’avoir les moyens de leur assurer une meilleure éducation et d’éviter une trop grande dispersion des héritages. Cette culture se diffuse tout au long du 19e siècle et de la première partie du 20e pour arriver à une contraction démographique salutaire aujourd’hui.
Cette contraction a pu être accentué avec l’éclatement de la famille et la mise en place de l’assurance retraite qui permet aux individus de ne plus être obligé de compter sur leur descendance pour assurer leurs vieux jours et donc de se libérer d’une des raisons principales de faire des enfants.

Dans les pays développés, de plus en plus de femmes se réalisent dans leur métier. Leur désir de phallus ne s’incarne plus dans un enfant, mais dans leur carrière. Elles subliment ce désir d’enfant-phallus dans leur ambition et leur réussite professionnelle. La procréation les angoisse, car elle implique une transformation de leur image, ce qu’elles refusent. Le lien maternel est parfois vécu comme une dépendance insupportable.

Les Suisses, les Suédois, les Islandais et bien d’autres sont peu nombreux et vivent très bien.

Les efforts de certains pour maîtriser la démographie

Certains humains font progressivement le choix d’avoir peu d’enfants, investissant sur chacun d’eux pour leur assurer une vie longue et de qualité.

Certains sont prêts pour cela à utiliser la contraception, mais ne bénéficient pas de services adaptés pour y parvenir.

Les programmes nationaux de limitation des naissances existent, mais sont peu efficaces, manquent de moyens, et surtout souffrent d’un manque de motivation de leurs responsables et des personnels chargés de les mettre en œuvre sur le terrain.

Quelques Chiffres

Afrique :
1885 : 100 millions
1900 ; 140 millions
1930 : 150 millions
1950 : 229 millions
1960 : 286 millions
2000 : 817 millions
2009 ; 1 milliard
2019 : 1,320 milliard
2050 : 2,527 milliards
2100 : 4,467 milliards

Asie :
1950 : 1,408 milliard
2000 : 3,730 milliards
2019 : 4,585 milliards
2050 : 5,260 milliards
2100 : 4,780 milliards

Chine :
1950 : 556 millions
2000 : 1,283 milliard
2019 : 1,420 milliard
2050 : 1,364 milliard
2100 : 1,020 milliard

Inde :
1950 : 377 millions
1998 : 1 milliard
2018 : 1,370 milliard
2050 : 1,705 milliard
2100 : 1,517 milliards

Amérique latine
1950 : 160 millions
2000 : 526 millions
2018 : 658 millions
2050 : 780 millions
2100 : 712 millions

Europe
1950 : 552 millions
2000 : 727 millions
2019 : 743 millions
2050 : 717 millions
2100 : 653 millions

Amérique du Nord
1950 : 173 millions
2000 : 313 millions
2019 : 366 millions
2050 : 435 millions
2100 : 499 millions

* Les estimations ne peuvent être que provisoires et ne tiennent pas compte des flux migratoires imprévisibles.Tout est basé sur la situation actuelle.

Monde : Nombre d’enfants par femme en 2019
4,34 en Afrique
2,13 en Asie
2,26 en Inde
1,64 en Chine
2,01 en Amérique latine
1,85 en Amérique du Nord
1,63 en Europe

Taux de croissance en 2019
Afrique : 3,3 %
Asie : 1,6 %
Inde : 1.8 %
Chine : 1,1 %
Amérique latine : 1,6 %
Amérique du Nord : 1,2 %
Europe : 1,0 %

Reste un problème

Le principe de diversité étant une nécessité comme pour toutes les espèces, ce principe implique de conserver une biodiversité humaine et une éthnodiversité qui soient équilibrées, afin d’éviter de renouveler, à l’égard de certaines populations, le sort vécu par les Indiens d’Amérique ou les Aborigènes d’Australie. Éviter aux humains à partir d’un modèle unique d’être clonés comme les monocultures de palme, de maïs ou de soja.

« Il y a deux choses qui me semble inquiétantes, l’une la prolifération à l’échelle mondiale de l’espèce humaine …. et d’autre part … c’est l’effacement progressif de ce qui aussi loin que remonte notre expérience de l’humanité a constitué le moteur essentiel de son progrès, c’est-à-dire la diversité entre des cultures et des sociétés» Claude Levis Strauss

Les efforts doivent être répartis suivant les situations. L’effort que devront déployer les populations en dessous de 2 enfants et ceux au-dessus de 2 enfants n’est évidemment pas le même.

Mais il faut prendre acte de l’impossible modification de certaines cultures ancrées dans des traditions millénaires, comme il faut prendre acte que certaines communautés sont soumises à des idéologies natalistes d’invasion du monde.

« Dieu les bénit en leur disant « Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre! » Pentateuque, Genèse, Chapitre 1-28

Résumé

Vers de plus en plus d’humains.
Vers de moins en moins de travail.
Vers de moins en moins de ressources.
Vers de moins en moins d’espace.

Pour chaque humain supplémentaire, c’est une parcelle de terre détruite. Une pollution de l’eau, de l’air et des déchets supplémentaires. Des forêts, des plantes et des animaux en moins. Des souffrances infligées aux animaux et des paysages défigurés en plus.

La « Vérité » élaborer par certains humains noyautant la doxa ne laisse aucun espoir pour que cela cesse. Ils réussissent à imposer leurs vues en se servant de la tyrannie des émotions et de l’angoisse.

Devant l’impasse, les humains ont de plus en plus le besoin de se mettre la tête dans le sable en cherchant désespérément une raison de vivre, portes ouvertes à toutes les fantasmagories et tous les aveuglements.

La réflexion est noyée par l’immédiateté des pulsions hormonales.

Pourtant, un enfant en moins est un lot de souffrances à vivre en moins pour un humain.

La vie ne fait que perpétuer la misère.

En attendant notre fin, nous qui sommes nés, il ne nous reste plus qu’à trouver les moyens d’oublier cette vie qui n’est qu’une barbarie sans fin.

Citations

Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 – 2006) : « Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l’accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l’environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées

Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population : « L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»

Les objections

Le raisonnement de certains écologistes met en avant le fait que les pays du tiers monde consomment moins de ressources (pour le moment) est biaisé. Il faudrait déjà qu’ils réfléchissent sur les mégalopoles comme Lagos, Kinshasa, Bombay, Djakarta, etc. et sur bien d’autres sujets. L’objectif est que tout le monde arrive au même niveau de vie que celui des Français. Dans cet objectif, tout le monde aura à terme la même empreinte écologique. Le raisonnement de ces écologistes tombe donc à l’eau. C’est vrai qu’il est difficile de réfléchir au-delà des apparences immédiates, surtout lorsque certaines motivations recherchent insidieusement d’autres objectifs.

Un grand nombre de natalistes réagissent impulsivement en prétendant que cela mène au suicide ou à des génocides. Le contrôle démographique a pour but de réduire les souffrances des humains en vie et non pas d’accroître leurs souffrances. Cette réaction est donc tout à fait primaire.

Épilogue

À défaut d’éradiquer la vie, celle-ci doit être conviviale pour ceux qui sont contraints de vivre.

La planète en soi on s’en fout, tout peut disparaître. L’écologie de la planète n’a un sens que si elle permet aux humains et aux êtres vivants de souffrir le moins possible dans l’environnement dans lequel ils vivent.

« vous voulez la misère secourue, moi, je veux la misère supprimée » : Victor Hugo

L’enfant dans ce maquis d’émotions et d’obligations n’est qu’un objet exutoire jeté dans la vie, dont tout le monde se contrefout.

C’est une chose de ne pas être né et une autre d’avoir à disparaître, nos hormones ne nous donnent pas le choix.

Le mardi 30 octobre 2018, à l’occasion de la parution du Rapport Planète Vivante 2018 du WWF on apprend que 60% des animaux sauvages ont disparu en 40 ans, alors que l’humanité prolifère et sera bientôt à 10 milliards d’habitants.

Il serait nécessaire, pour le bien des humains en vie, que l’humanité revienne à 3 ,5 milliards d’habitants sur terre.

En lieu et place d’une régulation et d’une maîtrise de la démographie se déroulant de façon raisonnée, la réalité se chargera d’une contraction qui se fera inéluctablement dans le chaos et dans la souffrance. L’histoire du radeau de la Méduse est à revisiter.

« la naissance est souffrance, vieillir est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, le chagrin et les lamentations, la douleur, l’affliction et le désespoir sont souffrance, être uni avec ce que l’on n’aime pas est souffrance, être séparé de ce que l’on aime ou de ce qui plaît est souffrance, ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance » Siddharta Gautama – sermon de Sarnath – extrait du Dhammacakkappavattana sutta

« De quel droit un homme et une femme, puis, depuis peu, deux partenaires avec ou sans sexe, voire trois, sans relations sexuelles, décident-ils que leur vouloir suffit à faire sortir du néant un être qui n’a rien demandé, en ne lui proposant pour seul projet que de perdre chaque jour un peu plus de la vie qui le conduira un jour à la tombe ? »
« Ne pas faire d’enfants ne relève ni de l’égoïsme ni de l’individualisme mais de l’altruisme : il s’agit d’éviter d’infliger de la souffrance et de la douleur à autrui, de le préserver de la négativité du monde en ne l’y exposant jamais puisqu’on en a le choix. » Michel Onfray – Sagesse

Ce texte restera un constat, rien ne sera fait, les natalistes sont trop puissants. Depuis Malthus l’obscurantisme a progressé de façon exponentielle et il n’est pas difficile d’entrevoir les souffrances que vont devoir subir les humains, par milliards … par milliards !

Le seul problème est d’être né. La vie mène nulle part.

Post-scriptum : Reste que seule la disparition de la vie induirait la disparition de la souffrance, n’en déplaise aux cerveaux imbus d’eux-mêmes, sentiment dont ils ne sont évidemment pas responsables. Si la machinerie hormonale ne fonctionnait pas, la vie n’existerait déjà plus, constat darwinien. Tout est voué à disparaître un jour. Pour éviter des souffrances inutiles, le plus tôt serait préférable !

Notes : Toutes les informations données dans ce texte sont disponibles sur la toile. À chacun de faire ses recherches et de construire son opinion.

https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/graphiques-cartes/population_graphiques//

Citations